La convivialité du repas est vitale pour l’équilibre des familles

(Cathobel – 12 novembre 2015 par Jean-Jacques Durré)

La famille possède « une vertu précieuse »: la convivialité. C’est à partir de ce constat que le Saint-Père a développé ce mercredi, lors de l’audience générale, sa réflexion.

Devant des dizaines de milliers de pèlerins rassemblés place Saint-Pierre, le pape François a poursuivi son cycle de catéchèses sur la famille en mettant en exergue l’esprit de convivialité familiale, levain dans des sociétés qui aujourd’hui ne favorisent pas l’accueil, l’inclusion.

Partager les biens de la vie et être heureux de le faire, c’est l’une des caractéristiques propres à la famille: la convivialité, qui se concrétise par le repas pris ensemble. Moment privilégié où l’on se retrouve autour d’une même table, tout comme Jésus avec ses disciples, pour échanger, partager certes un repas mais bien plus que cela: des récits, des émotions, des témoignages d’affection.

Pour le pape, «la convivialité est un thermomètre pour mesurer la santé des rapports: si dans une famille quelque chose ne va pas, s’il y a une blessure cachée, à table on le comprend tout de suite.» Et le Saint-Père insiste: «une famille qui ne mange presque jamais ensemble, où qui à table ne se parle pas mais qui regarde la télévision ou le smartphone est une famille ‘peu familiale’.» Au contraire, si s’exprime la fraternité et si la famille est «nourrie de l’eucharistie», elle s’ouvre à une «convivialité universelle». «Il n’y a pas d’orphelins, de faibles, de personnes blessées, désespérées, abandonnées qui ne puissent être nourris, protégés et accueillis par la convivialité eucharistique de la famille

Mais, déplore le pape, «aujourd’hui, de nombreux contextes sociaux font obstacle à la convivialité familiale.» Il faut trouver le moyen d’y remédier. Et ne pas perdre de vue que la nourriture doit être le symbole d’un juste partage. Or, «dans les pays riches, nous sommes incités à dépenser de l’argent pour une nourriture excessive et ensuite pour remédier à cet excès.» «Cette ‘affaire’ insensée détourne notre attention de la vraie faim, du corps et de l’âme.» «Tant de frères et de sœurs sont exclus de la table, n’est-ce pas honteux?» interroge le Saint-Père qui encourage donc les familles chrétiennes, à travers la convivialité, à abattre les murs et «construire des ponts d’accueil et de charité».

Cyprien Viet (Radio Vatican)

Les cours de religion, pour quoi faire ?

Nous sommes heureux de vous inviter à rencontrer

Pascale Otten

professeur de religion et inspectrice honoraire
dans l’enseignement communal et libre

historienne de l’Art et rédactrice en chef de la revue Rivages

Quand ? Le Jeudi 21 juin 20h15
Où ? Aux Fraternités du Bon Pasteur,
Rue au Bois, 365 b à 1150 Woluwé-Saint-Pierre
(La salle se trouve tout au fond du domaine à côté des parkings)

NB La soirée se terminera, autour du verre de l’amitié, par un échange sur le thème de la transmission entre génération

Infos : Dominique De Ryck – Tél : 0497/40.73.87

Les soins palliatifs et l’euthanasie en Belgique aujourd’hui

Conférence sur les soins palliatifs et l’euthanasie en Belgique aujourd’hui.
Par le Dr Corinne Van Oost, mardi 17 avril 2018

Ce qu’on appelle aujourd’hui « Soins Palliatifs » (SP) en Belgique est la conséquence positive de la légifération de trois lois distinctes et unies datant de 2002 , plaçant la Belgique en 2ème place dans l’organisation de ces soins spécifiques aux patients.

1ère Loi : Droit du patient.  Le patient a des droits dont celui de choisir ce qui est juste pour lui.

2ème Loi : Mise en place des SP qui est un droit pour tout citoyen d’être accompagné en fin de vie de manière confortable au point de vue physique et psychique. Il s’agit également d’un travail d’écoute tant du patient lui-même que des ses proches, tout comme un accompagnement spirituel.
Aujourd’hui, 70% des personnes veulent finir leurs jours à domicile… Cette loi permet la mise en place d’équipes et de plates-formes aidantes pour ce type de situation.

  • QUOI ? Fin de vie
    • au niveau médical = pronostic vu par le médecin.
    • au niveau de la personne = « je sens que je ne suis pas bien… »
      Les SP sont donc une décision entre le médecin et la personne.
  • QUAND ? C’est une question de confort et d’accompagnement avec toujours au préalable et parfois, encore pendant ceux-ci, un traitement curatif.
    Les SP ont un but principal : améliorer et/ou maintenir la qualité de vie qui peut être au détriment de la durée : « Chaque jour nous nous informons de l’état du patient, de son ressenti ».

3ème Loi : Dépénalisation de l’euthanasie
Le constat est cocasse : c’est grâce à cette 3ème loi que les SP ont pu être améliorés. Et grâce à la qualité de ces derniers, les demandes d’euthanasie peuvent diminuer, actuellement: 5-10% des personnes en SP. Les motifs sont principalement les souffrances morales liées à la maladie et la difficulté d’accepter la diminution d’autonomie.
L’euthanasie est aussi demandée lorsque le patient est au bout de ses propres limites supportables. Il doit TOUJOURS s’agir d’une demande répétée, réfléchie, consciente, lors d’une maladie grave et irrécupérable et dont la douleur est inapaisable malgré tous les traitements possibles.
Il existe une solution intermédiaire qui est la sédation profonde mais elle est peu administrée car le patient n’est plus conscient donc pas d’ accompagnement personnel. Par ailleurs, les risques de perturbations psychiques liées aux sédatifs ne sont pas exclus.
Le Dr Van Oost explique clairement que pour elle, l’euthanasie est une réelle transgression; il s’agit d’un échec mais également d’un acte d’écoute et de compréhension de la souffrance du patient. Elle ne l’accepte que dans les conditions prévues par la loi et si les proches du patient comprennent et acceptent cette démarche. Le point bénéfique est un accompagnement conscient jusqu’au bout avec de grands moments d’émotions, de communication, de pardon… une des missions des SP… Il ne faut pas être seul au moment de mourir ; pour faire le grand passage, pour lâcher prise il faut se sentir aimé.
L’euthanasie n’est jamais pratiquée dans l’urgence, tient compte de l’intensité de la souffrance. Comme chrétienne, elle respecte en priorité « les valeurs » du patient, même si c’est difficile.