Archives mensuelles : mars 2018

Les soins palliatifs

Nous vous invitons à venir nombreux écouter

CORINNE VAN OOST

Docteure en médecine, elle s’est formée aux soins palliatifs à la maison Jeanne -Garnier à Paris. Elle a travaillé à la Clinique St Pierre d’Ottignies et à l’ASBL Domus (soins palliatifs à domicile www.domusasbl.be). Elle s’est formée, notamment en éthique, à la Faculté Catholique de Lille. Avec une journaliste française, elle publie un livre sur la question de l’euthanasie.

SOINS PALLIATIFS
écouter et accompagner avec respect
jusqu’au grand passage

Le mardi 17 avril 2018 à 20 h.
Aux Fraternités du Bon Pasteur,
Rue au Bois, 365b à 1150 Woluwé St Pierre

Infos : Dominique De Ryck           baptisesenmarche@gmail.com

Bleri Lleshi: L’Amour en temps de peur.

(compte-rendu de la conférence du 27 février 2018 par Véronique Delloye)

Nos impressions sur la situation des réfugiés et sur leur nombre sont souvent éloignées de la réalité .
Prenons les chiffres: il y a 65 millions de personnes déplacées dans le monde dont 22 millions et demi qui ont le statut de réfugié. La moitié concerne des enfants. Les causes principales en sont le climat et les guerres. L’Europe accueille entre 2,5 % et 4 % de ces réfugiés . En Belgique, l’année 2015 qui a été l’année la plus sollicitée, nous avons reçu 33.000 demandes . En 2017 , le chiffre est tombé à 19.800. Très loin des impressions de certains qui croient que nous accueillions entre 300.000 et un million de demandeurs .

En Belgique le pourcentage de la population issue de l’immigration toutes nationalités confondues est de 12 % (Russes, Francais, arabes etc…). A Bruxelles , ce chiffre monte à 66 % . Après Dubaï , Bruxelles est la deuxième ville la plus diversifiée au monde .

Quelles sont les principales causes de la méfiance vis à vis des migrants ?
Les médias et les politiciens qui mentent sur les chiffres et sur les conséquences de l immigration . Il faut savoir que 95 % des Syriens se trouvent en Jordanie, au Liban et en Turquie. Pas en Europe !

Notre sécurité sociale consacre 0,2 % aux réfugiés. Très différent des chiffres que nous présentent certains leaders politiques. 75 % des réfugies des années 90 ont trouvé un travail .

En Allemagne, la décision d accueillir un million de réfugiés est le fruit d un calcul très objectif. Il faut accueillir ces personnes pour contrer le vieillissement de la population et
rééquilibrer la sécurité sociale. Les réfugiés créent des emplois .
L’Europe est en train de perdre 100 millions de sa population.
En Belgique les chiffres sur la pauvreté sont éloquents : 11 % sont belges, 33 % sont turcs et 54 % sont marocains.
Les jeunes ne trouvent pas de travail. C’est une question de racisme .
Les questions religieuse ne concernent qu une petite partie de la population .

Il est essentiel que nous sortions de nos préjugés, que nous nous informions sur la réalité des chiffres et que nous puissions nous ouvrir à l Amour pour combattre la peur qui
pollue tant nos sociétés .

La CCBF appelle les baptisés à faire « bouger les lignes » dans l’Église

« Ecclesia Nova », le think tank de la Conférence catholique des baptisé-e-s francophones a remis ses conclusions sur le thème : « Quel avenir pour l’Église, comment faire bouger les lignes ? »

Quel sera le visage de l’Église demain ? C’est la question à laquelle Ecclesia Nova, le think tank (laboratoire d’idées) de la Conférence catholique des baptisé-e-s francophones (CCBF) a tenté d’apporter des pistes.

Après neuf mois de réflexion, le groupe vient de présenter ses conclusions pour « faire bouger les lignes ».

« Il s’agit de dire aux baptisés que c’est à eux de jouer »

Les recommandations s’inscrivent dans la droite ligne des prises de position de la CCBF, fondée en 2009, en opposition frontale au courant dit « identitaire » et à une conception cléricale de l’Église. « Il s’agit de dire aux baptisés que c’est à eux de jouer pour aller vers une Église plus ouverte », résume Michel Bouvard, secrétaire général de la CCBF. « Les conclusions reflètent la vision d’une Église en périphérie, qui ne fonctionne pas de manière verticale et qui dialogue avec la société. »

Le groupe de réflexion était constitué de deux évêques émérites, deux religieux (un jésuite et un dominicain), une religieuse, deux prêtres, un théologien et plusieurs laïcs de la CCBF. Il a aussi fait appel à des experts, tous proches de l’association.

Parmi les propositions du document de travail, qui fait le constat que « le décalage culturel entre l’Église et la société ne cesse de grandir », l’implication des baptisés occupe sans surprise une place de choix. Ils sont appelés à « investir les communautés », à s’emparer des « grands espaces de liberté dans l’Église » et à faire « des propositions concrètes » aux prêtres et aux évêques. Les « célébrations de la parole » sont citées parmi les exemples.

« C’est l’évolution des pratiques qui fera évoluer la doctrine, pas l’inverse », est-il écrit. « Les initiatives de la base peuvent faire évoluer les choses », poursuit Michel Bouvard.

Contrer le discours des « identitaires »

Réfléchissant sur l’impact de la baisse « inexorable » du nombre de prêtres, le groupe voit plutôt cette tendance comme une « opportunité » que comme un « drame ». Il appelle également de ses vœux à « privilégier l’œcuménisme et s’inspirer de nos amis protestants », notamment dans le sens d’une plus forte pratique de la collégialité.

Selon Michel Bouvard, ces recommandations, qui se veulent dans la lignée du pape François, ont vocation à « faire entendre une autre voix que celle des identitaires » et à lancer le débat.

C’est en juin 2016 que la CCBF a lancé un think tank pour réfléchir sur deux thèmes : « Comment annoncer l’Évangile aujourd’hui ? » et « Quel sera le visage de l’Église de demain, comment faire bouger les lignes ? »

Deux groupes ont été constitués et se sont réunis une fois par mois de septembre 2016 à juin 2017. Le premier va poursuivre ses travaux cette année en essayant d’impliquer des jeunes.

Lire la présentation des conclusions du Think tank ‘Ecclesia-Nova’: Ecclesia-nova.pdf

Par Arnaud Bevilacqua, le 26/2/2018, www.la-croix.com