Archives mensuelles : juin 2017

Oser ouvrir le Premier Testament

OSER OUVRIR LE PREMIER TESTAMENT

Compte-rendu de la conférence donnée par Etienne Demoulin, Frère au monastère de Wavreumont, théologien, philosophe, musicien…

le mardi 30 mai 2017 aux Fraternités du Bon Pasteur

Il nous propose de partager son amour de la Bible            

1° Ancien ou Premier Testament:

Textes paraissant étranges, qui engendrent un questionnement et dès lors une ouverture. L’ouverture peut mener à l’incertitude mais aussi à la liberté. Ne pas trop savoir à l’avance ce que le texte dit. Aborder l’Ecriture comme si on ne la connaissait pas, accepter l’altérité et non pas  la certitude préalable. Le texte ne dit pas des vérités: il s’agit d’une littérature initiatique. Il nous parle, nous répondons et donc nous existons. Nous entrons en dialogue avec le texte. Martin Buber: « ouverture de sa croyance ». L’adjectif « ancien » rend mieux compte d’une notion de sagesse, sagesse transmise par les « anciens ». L’adjectif  « premier » indique qu’il sera suivi au moins par un autre et peut éventuellement être remplacé.

2° Rapport entre l’Ancien et le Nouveau Testament:

Les juifs parlent des Ecritures pour ce que nous appelons Ancien  Testament. Jésus n’a connu que les Ecritures et s’est basé sur celles-ci pour formuler son enseignement. Sans ce lien avec les Ecritures-Ancien Testament, Jésus n’aurait eu chez les juifs aucune crédibilité. Les textes du Nouveau Testament sont remplis de références à l’Ancien.

3° Interprétation(s) et traduction(s):

Lire un texte, c’est l’interpréter. Le texte nous a donné une ouverture. Si l’on ne l’interprète pas, c’est qu’il ne nous dit rien. Il faut se désapproprier le texte pour enfin l’écouter. Les vérités du texte, ce sont les ouvertures qu’il engendre chez nous.  L’interprétation peut donner lieu à des manipulations, mais c’est un risque à accepter. Les traductions peuvent donner lieu à plusieurs significations différentes, toutes utiles. Ne pas confondre croyance et Dieu vivant: le Crédo est un texte du Moyen-Orient et qui date de 1.600 ans.

4° Sacralisation versus Sanctification:

Le mot « sacré » n’est jamais mentionné dans l’Ancien Testament, au contraire du mot « Sanctifié ». Ce qui est sacré est immuable. Il y a obligation de s’y soumettre. Ce qui est sacré peut devenir objet d’idolâtrie. Ce qui est sanctifié est séparé. Cette séparation permet la rencontre des différences.

5° Alliance:

L’Ecriture est un livre de questionnement. Il suscite créativité et respect. Il   fait entrer en dialogue: Alliance. Les prophètes de l’Ancien Testament d’abord, Jésus ensuite ont renouvelé et non pas remplacé l’Alliance initiale. L’Alliance est une pédagogie de rapprochement, une construction de confiance.

6° Lecture du psaume 122:

La traduction par Etienne en  » bâton de ralliement » signifie non pas une tribu au sens ethnique, mais une tribu par ralliement ( volontaire).

7° Lecture de Genèse 11:
8° Lecture de l’Exode, chapitre 14:

Récit initiatique, non historique. » Pharaon » = un pouvoir qui m’écrase et qui peut être un pouvoir en moi.  » Salut » = « Jésus » = l’espace pour exister.

notes personnelles Paul Fonteyn