Archives mensuelles : octobre 2016

Chrétiens à Mossoul aujourd’hui

Chrétiens à Mossoul aujourd’hui

Témoignages de Soeur Marianne, dominicaine à Mossoul.

Quand ?  Le lundi 14 novembre 2016 à 20 heures

Où ?  Aux Fraternités du Bon Pasteur, Rue au Bois, 365b à Woluwé St Pierre.

(La salle se trouve tout au fond du domaine à côté des parkings)

Infos : Dominique De Ryck – Tel : 0497 40 73 87

Prêtre d’aujourd’hui et de demain: qui es-tu ?

Résumé des témoignages et du débat du 27 septembre 2016.

Jacques t’Serstevens au cours de ses 38 ans de prêtrise a sillonné collèges et paroisses.
Simon Naveau, après avoir travaillé comme ingénieur civil se retrouve en avant dernière année au séminaire de Namur.

Pour Jacques, prêtre heureux, l’essentiel au service du peuple de Dieu est la rencontre en confiance avec la personne de l’autre et avec Dieu: deux oreilles pour écouter le divin et l’humain. Son ministère – dans la ligne de Vatican 2- lui a apporté beaucoup de joies même lors de difficultés que ce soit dans l’enseignement ou avec les immigrés .
St Pierre est son maître traditionnel, St Paul son prophète .
Il a besoin de la collaboration des laïcs mais reconnaît la difficulté du long terme, par exemple pour les catéchistes.
Son espérance en l’avenir ne tarit pas. Une vie pour faire un couple, une vie pour faire un prêtre…
Un regret – celui de notre époque – «  je cours beaucoup , j’ai trop voyagé d’une paroisse à l’autre »

Pour Simon, les années « laïques « , empreintes du bien faire , ont été très remplies mais marquées par un manque, lié à l’appel intime du Très Haut et comment y répondre . Il revient à la messe et à l’orgue. Puis sa décision est prise : être prêtre , porter la Bonne Nouvelle et donner les sacrements, être au service de tous , surtout des plus faibles et de ceux qui  » l’ insupportent ».

L’ Eglise est personnifiée : une mère et même une grand-mère parfois un peu sourde mais qui nous aime. Ses directives sont à accepter car, en finale, c’est Dieu qui reste l’ultime responsable . Toutefois oser parler mais ne pas partir.
L’ Eglise est encore comparée à un grand paquebot où chacun a sa place; il fend les flots à gauche, à droite et parfois même vers l’arrière. La crise sera toujours présente.
A l’écoute du Christ  » Je suis avec vous « , l’avenir ne l’inquiète pas.
Sous l’angle personnel , il regrette que la rencontre de l’autre est trop souvent incomplète même en voulant bien faire.
A Dieu, il demande tout, d’être instrument d’amour et de miséricorde. A l’Eglise, qu’elle l’oriente non comme un pion mais en fonction de ce qu’il est, pour servir au mieux.

Compte rendu du débat après la conférence.

Les participants se sont interrogés sur le changement de mentalité qui invite les prêtres de la génération post Vatican 2 – à marquer leur identité par une tenue vestimentaire reconnaissable de l’extérieur – par exemple : soutane, col romain – Ces différences ne sont pas en soi importantes mais sont signes d’un type de relation entre les clercs et les laïcs.

Le problème du « marathon des messes du WE » a été évoqué et semble inévitable.
Pallier au manque de prêtres par la venue de prêtres étrangers pose d’autres problèmes. La fonction sacerdotale – administrer les sacrements – étant réservée aux prêtres, il n’apparaît pas pour l’instant de solutions alternatives.
Il est rappelé que le Christ a choisi 12 apôtres, uniquement parmi des hommes.

Concernant le peu de vocation, les conférenciers ont fait remarquer que nous en portons une part de responsabilité. Il nous faut au moins évoquer la possibilité de ce choix à nos enfants et petits-enfants.

Aux questions concernant l’évolution possible et nécessaire des fonctions qui peuvent être confiées aux laïcs, il a été rappelé que seule l’Eglise en la personne des clercs est habilitée à discerner les fonctions. La spécificité de chacun – laïc, diacre, prêtre, évêque et pape – est à respecter.
A noter qu’il n’y a pas de raison interdisant le diaconat aux femmes.
A la question sur la possibilité d’engager une réflexion sur l’octroi de délégation ministérielle temporelle aux laïcs pour administrer certains sacrements de la part de l’évêque, il a été répondu que les sacrements ne sont donnés que par des personnes ordonnées à vie.

Il a été noté que si les divorcés-remariés n’ont pas accès à l’Eucharistie, ils ne sont pas excommuniés.

Il a été signalé que l’Eglise ne se gère pas comme une entreprise ni comme une démocratie même si la charité n’exclut pas le professionnalisme ( Père R. Stokant ).

Une dernière remarque : si les laïcs écoutent l’Eglise, il serait bon que les responsables institutionnels sachent aussi se mettre à l’écoute des laïcs pour discerner ensemble leurs responsabilités de baptisés dans une Eglise qui ne peut plus avancer sans l’apport des charismes de tous.