Archives mensuelles : juin 2016

NEWSLETTER N° 5, de juin 2015 à juin 2016

L’équipe de coordination : Maryvonne Byvoet, Dominique De Ryck, Cécile Durieux, Martine Henao, Alliette et Raymond Leleux, Anne Hugon (responsable de l’équipe de Libramont), Claude Vancutsem (trésorier).

  •  Le 16 juin 2015 : célébration de la Parole autour du thème de la non-violence. Céline Francis nous a raconté le récit de la femme adultère. Un partage en groupe, des chants ont traduit par la parole ce que nous vivions et des signes ont été proposés pour le manifester symboliquement. Cette expérience nous a semblé intéressante car porteuse de fécondité pour pouvoir célébrer la parole sans la lier systématiquement à L’EUCHARISTIE.
  • Les 26 et 27 septembre 2015 : week-end de rentrée de la Conférence Catholique des Baptisés Francophones (CCBF dont nous faisons partie) sur le thème : « Promouvoir l’esprit de responsabilité de tous les baptisés ».
  • Le 13 octobre 2015 : réunion de rentrée des BEM. Reprise du rapport moral de Anne Soupa : « Discerner la présence de l’Esprit Saint à l’œuvre à la fois dans le peuple et dans le magistère ». Débat pour que localement les BEM se situent et s’approprient ces lignes de force.
  • Le 21 décembre 2015 : conférence « Quel avenir pour les chrétiens d’Orient ? » par le Docteur Simon Najm, président du Comité de Soutien aux Chrétiens d’Orient (CSCO) et par le Père Milad El Jawich, prêtre de la paroisse grecque-melkite-catholique St Jean Chrysostome à Etterbeek.
  • Le 1er février 2016 : conférence « Orthodoxes, qui êtes-vous ? » par Jean Hamblenne, maître de religion orthodoxe à Charleroi et sous diacre de l’Eglise orthodoxe russe à Louvain-la Neuve.
  • Les 18 et 19 mars 2016 : atelier « Le corps qui croit » avec Cécile Vuillaume (méthode Ehrenfried) et Martine Henao (lecture biblique) au centre spirituel Notre-Dame de la Justice. Grâce à une alternance entre travail corporel, partage biblique et temps d’intériorisation personnelle, on prend conscience que le corps est lieu d’accueil de l’Esprit.
  • Le 21 mars 2016 : conférence et témoignages : « A la suite du Christ, en terre d’homosexualité » avec des animateurs de l’association « Devenir Un en Christ » et des parents qui ont témoigné de leur cheminement.
  • Le 11 mai 2016 : conférence « Un retour aux sources pour se remettre en marche autrement » par Benoît Carniaux, Père abbé de l’abbaye de Leffe, professeur à l’Institut d’Etudes Théologiques de Bruxelles. Il nous a partagé sa lecture de l’exhortation apostolique du Pape François : « Amoris laetitia » et à vivre de « La joie de l’amour ».
  • !!!!! le jeudi 23 juin 2016 à 20h, aux Fraternités du Bon Pasteur (365b, rue au Bois à 1150 Woluwe-St-Pierre).
Nous vous invitons à une
Célébration de la Parole : « Changeons notre regard »

« Célébrer fait référence à des évènements, à des situations précises, mais aussi à tout un univers symbolique. Les rites permettent de cimenter un groupe, de partager un moment de Fête. Ils ne supportent ni improvisation ni laisser-aller. » (CCBF, Fiches dominicales)
Découvrez cette nouvelle expérience…

NOS PROJETS :

  • Les 1er et 2 octobre 2016 : We de rentée de la CCBF à Paris. « Le temps des baptisé-e-s : initiatives d’avenir » avec la présence de Mgr Albert Rouet, Évêque émérite, et Dominique Quinio, présidente des Semaines Sociales.
    Site de la CCBF : www.baptises.fr
  •  Les 4, 5, 6 novembre 2016 : RIVESPERANCE à Namur. « Habiter notre maison commune ». Dans « Laudato si », le Pape souligne l’intime relation entre les pauvres et la fragilité de la planète : « Tout est lié ». Il y aura un atelier BEM.

Amoris laetitia

Conférence du Père Carniaux, 11 mai 2016

(Notes personnelles de Raymond Leleux)

L’exhortation papale Amoris laetitia se résume en 3 mots:

Ecouter – Intégrer – Discerner

Quel programme ! Une pastorale de dialogue, d’accompagnement respectueux.
Pasteurs et laïcs sont partie prenante sans préséance.

  • Oui, la nullité du mariage est facilitée par la prise en compte des déclarations des époux, faisant part égale avec le droit. Ce n’est pas la panacée ni le divorce catholique.
  • L’Eglise a trop condamné, culpabilisant dans le péché ceux qui s’écartaient de la famille idéale. Elle s’est enfermée dans sa tour d’ivoire, hautaine, refusant de voir les réalités des familles d’aujourd’hui. Il s’agit d’une salutaire autocritique et d’un retour à beaucoup d’humilité. Si l’Eglise peut former les consciences, elle ne doit pas s’y substituer.
  • Qu’il n’y ait pas 2 clans, l’un des légalistes, l’autre des laxistes mais une empathie mutuelle. Seule la foi sauve et non la conformité à la loi. La miséricorde est la plénitude de la justice et l’hospitalité  du cœur… savoir pardonner.

Quelques critères de discernement :

  • Tout signe d’amour révèle la présence divine. Le mariage civil, la cohabitation et beaucoup de situations « irrégulières » ne sont pas état de péché mais peuvent être un chemin, par exemple vers le mariage religieux. Bénissons la maison… en fait la famille.
  • Acceptons la « gradualité », non de la loi mais des relais sur la route de l’idéal. La maturation différente pour chacun est à respecter.
  • Le Pape compare l’Eglise à un hôpital de campagne : en premier lieu, veiller à la guérison et non à la conformité à la loi. Celle- ci n’est pas le critère pour recevoir les sacrements.
  • La liturgie du second mariage orthodoxe est très pénitentiaire, culpabilisante à souhait.
  • L’homosexualité n’est plus condamnée mais il n’est pas question d’assimiler au mariage religieux l’union de personnes de même sexe. A l’heure actuelle, le pape ne peut en dire plus : 65 % des pays africains la condamnent par la mort ou la prison. Elle est surreprésentée parmi les clercs catholiques (+/-30%). Actuellement, le sacrement de l’ordre n’est plus administré aux homosexuels.
  • L’importance de la formation globale des prêtres est soulignée notamment pour s’assurer au mieux de leur équilibre psychologique; c’est dire la mission de laïcs qualifiés, de mères et pères de famille. Le prêtre souffre trop souvent d’un vide affectif. Peut-être, le prochain synode abordera-t’il la question du mariage des prêtres.
  • L’Eglise n’est pas une démocratie mais une monarchie cléricale. Pourtant Mgr. Parolin, secrétaire d’état du pape, n’exclut pas que sa fonction puisse un jour être assumée par une femme. Ce n’est pas demain… trop souvent, la femme n’est qu’une travailleuse supervisée. Ouverture au diaconat ?
  • Le respect inconditionnel de la vie n’est pas mis en question. Si l’on songe aux méthodes anticonceptionnelles, à l’avortement, à l’euthanasie, le discernement en conscience primerait sur la conformité à la loi. La morale familiale est parfois tributaire de la morale sociale!

Même si la famille idéale n’existe pas, elle se construit au jour le jour. L’amour est à vivre dans la joie. Le nihilisme n’a pas sa place.