Archives pour la catégorie Réunions

Réunions

Laïc : défi ou chance pour le devenir de l’Eglise ?

Nous vous invitons à venir nombreux écouter

Catherine Chevalier

Docteure en théologie, chargée de cours à l’UCL
à la Faculté de théologie pratique

mardi 26 septembre, à 20h

Où ? Aux Fraternités du Bon Pasteur,
Rue au Bois, 365 b à 1150 Woluwé-Saint-Pierre
(La salle se trouve tout au fond du domaine à côté des parkings)

Infos : Dominique De Ryck – Tél : 0497/40.73.82
baptisesenmarche@gmail.com

Oser ouvrir le Premier Testament

OSER OUVRIR LE PREMIER TESTAMENT

Compte-rendu de la conférence donnée par Etienne Demoulin, Frère au monastère de Wavreumont, théologien, philosophe, musicien…

le mardi 30 mai 2017 aux Fraternités du Bon Pasteur

Il nous propose de partager son amour de la Bible            

1° Ancien ou Premier Testament:

Textes paraissant étranges, qui engendrent un questionnement et dès lors une ouverture. L’ouverture peut mener à l’incertitude mais aussi à la liberté. Ne pas trop savoir à l’avance ce que le texte dit. Aborder l’Ecriture comme si on ne la connaissait pas, accepter l’altérité et non pas  la certitude préalable. Le texte ne dit pas des vérités: il s’agit d’une littérature initiatique. Il nous parle, nous répondons et donc nous existons. Nous entrons en dialogue avec le texte. Martin Buber: « ouverture de sa croyance ». L’adjectif « ancien » rend mieux compte d’une notion de sagesse, sagesse transmise par les « anciens ». L’adjectif  « premier » indique qu’il sera suivi au moins par un autre et peut éventuellement être remplacé.

2° Rapport entre l’Ancien et le Nouveau Testament:

Les juifs parlent des Ecritures pour ce que nous appelons Ancien  Testament. Jésus n’a connu que les Ecritures et s’est basé sur celles-ci pour formuler son enseignement. Sans ce lien avec les Ecritures-Ancien Testament, Jésus n’aurait eu chez les juifs aucune crédibilité. Les textes du Nouveau Testament sont remplis de références à l’Ancien.

3° Interprétation(s) et traduction(s):

Lire un texte, c’est l’interpréter. Le texte nous a donné une ouverture. Si l’on ne l’interprète pas, c’est qu’il ne nous dit rien. Il faut se désapproprier le texte pour enfin l’écouter. Les vérités du texte, ce sont les ouvertures qu’il engendre chez nous.  L’interprétation peut donner lieu à des manipulations, mais c’est un risque à accepter. Les traductions peuvent donner lieu à plusieurs significations différentes, toutes utiles. Ne pas confondre croyance et Dieu vivant: le Crédo est un texte du Moyen-Orient et qui date de 1.600 ans.

4° Sacralisation versus Sanctification:

Le mot « sacré » n’est jamais mentionné dans l’Ancien Testament, au contraire du mot « Sanctifié ». Ce qui est sacré est immuable. Il y a obligation de s’y soumettre. Ce qui est sacré peut devenir objet d’idolâtrie. Ce qui est sanctifié est séparé. Cette séparation permet la rencontre des différences.

5° Alliance:

L’Ecriture est un livre de questionnement. Il suscite créativité et respect. Il   fait entrer en dialogue: Alliance. Les prophètes de l’Ancien Testament d’abord, Jésus ensuite ont renouvelé et non pas remplacé l’Alliance initiale. L’Alliance est une pédagogie de rapprochement, une construction de confiance.

6° Lecture du psaume 122:

La traduction par Etienne en  » bâton de ralliement » signifie non pas une tribu au sens ethnique, mais une tribu par ralliement ( volontaire).

7° Lecture de Genèse 11:
8° Lecture de l’Exode, chapitre 14:

Récit initiatique, non historique. » Pharaon » = un pouvoir qui m’écrase et qui peut être un pouvoir en moi.  » Salut » = « Jésus » = l’espace pour exister.

notes personnelles Paul Fonteyn

La jeunesse musulmane face au discours de la haine

Compte-rendu de la conférence donnée par Hicham Abdel Gawad à Bruxelles dans le cadre du mouvement Les Baptisé(e)s-en-marche, ce 18 avril 2017.

D’ascendance à la fois égyptienne et maroco-algérienne, le conférencier est français et a vécu dans une famille qui pratiquait l’Islam traditionnel c-a-d un Islam bienveillant. Très vite cependant, vers 16 ou 17 ans, il se radicalise sous l’influence des livres salafistes que l’on trouve dans les librairies financées par l’Arabie saoudite, qui distribue 40 milliards pour répandre ses théories…
Après quelques années H. Abdel Gawad se rend compte que le Coran n’a pu être transmis mot à mot par Allah et il évolue dans ses recherches. Désireux de faire un Master en islamologie, il arrive en Belgique et est bien reçu par l’UCL. Plus tard il devient professeur de religion à Bruxelles.
Comment certains jeunes deviennent-ils salafistes ? Tout d’abord parce que les livres saoudiens sont très bon marché et présentent bien. Les Salafistes développent des discours où l’argument d’autorité est pratiqué intelligemment : un Dieu, donc une Révélation, et une Vérité. A chaque verset correspond une idée et ce système donne une illusion de sérieux. Les jeunes disent à leur père « Tu ne connais pas le vrai Islam ! » et certains ajoutent « L’Islam est attaqué donc les conditions du Jihad sont réunies ! »
Il faut développer auprès des adolescents une autre façon de penser, en les familiarisant avec l’exégèse (comme les Chrétiens ont appris à le faire). Ainsi le mot Jihad a-t-il deux significations : à la base ce mot signifie effort sur soi-même. Ensuite il a pris le sens de guerre sainte.
Il est aussi important de rappeler que la société du VIIe siècle en Arabie était très différente de notre XXIe siècle. Bien des injonctions du Coran s’expliquent lorsqu’on les remet dans leur contexte. Il faut distinguer ce qui est conceptuel de ce qui est circonstanciel de temps ou de lieu. Le rêve du Califat, par exemple, témoigne d’une nostalgie indéfendable.
Un professeur doit évidemment adapter son cours au niveau de ses élèves et deux heures de cours par semaine restent indispensables pour ce cheminement.
L’Islam est-il susceptible d’évoluer ? H. Abdel Gawad est pessimiste en ce qui concerne la France car il n’y a aucun cours de religion dans les écoles, contrairement à ce qui existe en Belgique. Aucun prof n’y a donc la possibilité de faire réfléchir les ados alors qu’en Belgique les cours sur les religions existent, dans un esprit de tolérance.

L.E. Lorent