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Réunions

Le « Poverello » en Belgique

Nous vous invitons à venir écouter le témoignage de

JOHAN VAN EETVELDE

responsable du « Poverello » en Belgique

UNE PORTE OUVERTE – UN ACCUEIL CHALEUREUX
UN COUVERT – UNE COMMUNAUTE
UN NOUVEL ESPOIR

le mardi 14 novembre, à 20h

Où ? Aux Fraternités du Bon Pasteur,
Rue au Bois, 365 b à 1150 Woluwe-Saint-Pierre
(La salle se trouve tout au fond du domaine à côté des parkings)

Infos : Dominique De Ryck – Tél : 0497/ 40 73 82
baptisesenmarche@gmail.com

« Rencontrer les gens et, davantage encore, collaborer avec eux, c’est aussi un peu se rencontrer soi-même. En voyant les autres, en entrant en relation avec eux, même de façon limitée, on apprend certes à les connaître un peu mieux, mais on apprend aussi à mieux se connaître soi-même. La proximité peut fonctionner comme un miroir. Un miroir qui peut nous aider à nous regarder sous un autre angle, selon une nouvelle approche. Bien sûr, des attitudes inhabituelles ou des appréciations inattendues peuvent susciter en nous des réactions, des sentiments, des frustrations, des irritations dont nous sommes nous-mêmes parfois surpris. Mais c’est aussi l’opportunité de discerner comment nous réagissons quand nous recevons des compliments. Cela peut entraîner une stimulation positive et conforter alors notre confiance en nous. En tout cas, cela ne devrait pas nous amener à nous croire sortis de la cuisse de Jupiter. Pourquoi suis-je touché par les paroles ou l’attitude de quelqu’un ? Qu’est-ce que cela révèle de moi-même ? Voilà des circonstances, où notre « petit moi » se manifeste, qui nous donnent la chance de travailler à notre transformation. Cela se passe un peu comme dans le conte de Blanche Neige, lorsque la reine, dans son miroir, voit et entend que cette princesse est plus belle qu’elle. Subitement, la reine se perçoit d’une autre manière. La présence de Blanche Neige, avec sa simplicité et sa spontanéité, provoque une confrontation pénible pour la reine qui s’estimait être la plus belle. Pourtant, elle n’était pas devenue plus laide. La proximité de la jeune Blanche Neige rend la reine incapable de demeurer au niveau de son apparence extérieure, mais se trouve confrontée avec son orgueil. Sa fierté blessée renforce sa jalousie et la rend incapable d’apprécier la beauté de Blanche Neige.

Au Poverello aussi, la simplicité et l’authenticité de ceux que nous rencontrons, peuvent nous interpeller, voire nous provoquer à devenir pour notre part plus simples et plus authentiques. Nous devons apprendre à retirer le masque derrière lequel nous nous cachons et cela peut être pénible. Osons-nous nous regarder nous-mêmes comme nous sommes, même si cela nous plait moins ? La découverte de ma petitesse, de mon être blessé est, la plupart du temps, une expérience pénible, mais cela peut conduire aussi à une plus grande authenticité, libératrice. Pour pouvoir faire face à cette découverte, pour apprendre à l’éprouver, sans sombrer, il est essentiel de rencontrer des proches qui comprennent nos limites, nos blessures, des personnes qui nous donnent l’espace et le temps d’apprendre à nous connaître nous-mêmes, à nous éprouver nous-mêmes et qui, à travers nos limites et nos fautes, continuent à voir ce qu’il y a de beau et de bon en nous. Membres de la famille, amis, voisins, qui savent qu’il y a en nous beaucoup plus que ce que nous pouvons véhiculer de lourd. Ils ne peuvent sans doute pas se charger de tout le poids qui nous affecte, mais bien faire un bout de chemin avec nous.

Dans notre environnement, le succès et la richesse sont grandement mis à l’honneur. La considération, l’attention qu’on nous porte, semblent être les baromètres d’une vie réussie. Mais la vraie valeur d’une relation se cache dans les petites choses et les gestes de compréhension et de service. Cela ne va pas toujours de soi, c’est à chaque fois un nouveau choix.

Bien que notre société soit tellement focalisée sur l’indépendance et le succès, nous savons tous que, dans nos vies, un moment vient où nous avons ou aurons besoin des autres. La réalité de notre vieillissement, à un moment donné, va affaiblir nos capacités. Un jour, il nous faudra prendre congé de cette existence terrestre. Ces considérations peuvent nous aider à mieux définir notre vision de la vie et à relativiser un certain nombre de valeurs environnantes. Alors, nous serons inévitablement confrontés à notre petitesse et à notre fragilité. Alors, le succès et la richesse si prisés ne pourront plus nous apporter la moindre consolation. Mais chacune des personnes autour de nous qui nous connaissent et nous rencontrent volontiers comme nous sommes, avec nos joies, nos chagrins, nos angoisses, pourront être proches de nous dans la dernière étape de notre vie.

Comme vous le savez, Chers Amis du Poverello, le Poverello est un lieu d’accueil pour le «petit pauvre».

Chacun de nous sait qu’il est, lui aussi, un jour ou l’autre, pauvre et petit : un simple mal de dents peut nous le rappeler. Mais nous oublions si vite notre pauvreté. Cependant, celui qui est conscient de sa propre petitesse et de sa propre fragilité, aura certainement une meilleure compréhension et plus de patience pour accompagner ceux qui sont dans les difficultés. En fin de compte, cela est apaisant.
De tout cœur, »

Johan
(dans La gazette de Poverello, n°3, juillet 2016)

Poverello a.s.b.l. Rue de l’Economie 4 - 1000 Bruxelles 
Tél. 02/511.52.12 Compte : BE42 001086570354

 

Laïc : défi ou chance pour le devenir de l’Eglise ?

Nous vous invitons à venir nombreux écouter

Catherine Chevalier

Docteure en théologie, chargée de cours à l’UCL
à la Faculté de théologie pratique

mardi 26 septembre, à 20h

Où ? Aux Fraternités du Bon Pasteur,
Rue au Bois, 365 b à 1150 Woluwé-Saint-Pierre
(La salle se trouve tout au fond du domaine à côté des parkings)

Infos : Dominique De Ryck – Tél : 0497/40.73.82
baptisesenmarche@gmail.com

Oser ouvrir le Premier Testament

OSER OUVRIR LE PREMIER TESTAMENT

Compte-rendu de la conférence donnée par Etienne Demoulin, Frère au monastère de Wavreumont, théologien, philosophe, musicien…

le mardi 30 mai 2017 aux Fraternités du Bon Pasteur

Il nous propose de partager son amour de la Bible            

1° Ancien ou Premier Testament:

Textes paraissant étranges, qui engendrent un questionnement et dès lors une ouverture. L’ouverture peut mener à l’incertitude mais aussi à la liberté. Ne pas trop savoir à l’avance ce que le texte dit. Aborder l’Ecriture comme si on ne la connaissait pas, accepter l’altérité et non pas  la certitude préalable. Le texte ne dit pas des vérités: il s’agit d’une littérature initiatique. Il nous parle, nous répondons et donc nous existons. Nous entrons en dialogue avec le texte. Martin Buber: « ouverture de sa croyance ». L’adjectif « ancien » rend mieux compte d’une notion de sagesse, sagesse transmise par les « anciens ». L’adjectif  « premier » indique qu’il sera suivi au moins par un autre et peut éventuellement être remplacé.

2° Rapport entre l’Ancien et le Nouveau Testament:

Les juifs parlent des Ecritures pour ce que nous appelons Ancien  Testament. Jésus n’a connu que les Ecritures et s’est basé sur celles-ci pour formuler son enseignement. Sans ce lien avec les Ecritures-Ancien Testament, Jésus n’aurait eu chez les juifs aucune crédibilité. Les textes du Nouveau Testament sont remplis de références à l’Ancien.

3° Interprétation(s) et traduction(s):

Lire un texte, c’est l’interpréter. Le texte nous a donné une ouverture. Si l’on ne l’interprète pas, c’est qu’il ne nous dit rien. Il faut se désapproprier le texte pour enfin l’écouter. Les vérités du texte, ce sont les ouvertures qu’il engendre chez nous.  L’interprétation peut donner lieu à des manipulations, mais c’est un risque à accepter. Les traductions peuvent donner lieu à plusieurs significations différentes, toutes utiles. Ne pas confondre croyance et Dieu vivant: le Crédo est un texte du Moyen-Orient et qui date de 1.600 ans.

4° Sacralisation versus Sanctification:

Le mot « sacré » n’est jamais mentionné dans l’Ancien Testament, au contraire du mot « Sanctifié ». Ce qui est sacré est immuable. Il y a obligation de s’y soumettre. Ce qui est sacré peut devenir objet d’idolâtrie. Ce qui est sanctifié est séparé. Cette séparation permet la rencontre des différences.

5° Alliance:

L’Ecriture est un livre de questionnement. Il suscite créativité et respect. Il   fait entrer en dialogue: Alliance. Les prophètes de l’Ancien Testament d’abord, Jésus ensuite ont renouvelé et non pas remplacé l’Alliance initiale. L’Alliance est une pédagogie de rapprochement, une construction de confiance.

6° Lecture du psaume 122:

La traduction par Etienne en  » bâton de ralliement » signifie non pas une tribu au sens ethnique, mais une tribu par ralliement ( volontaire).

7° Lecture de Genèse 11:
8° Lecture de l’Exode, chapitre 14:

Récit initiatique, non historique. » Pharaon » = un pouvoir qui m’écrase et qui peut être un pouvoir en moi.  » Salut » = « Jésus » = l’espace pour exister.

notes personnelles Paul Fonteyn