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Refonder l’Église – Appel de Joseph Moingt à tous les baptisé(e)s de France

Chers amis, lecteurs et auditeurs,

Refonder l’Église. — Le projet a de quoi donner le frisson à d’éminents gardiens du « dépôt de la foi ». Car l’Église n’est fondée que sur la foi, qui est la sienne depuis toujours. Nous en convenons tous ; mais pas sur la foi d’un passé depuis longtemps moribond, ni d’un « dépôt » cadenassé, sans voix ni visage. L’Église ne peut se fonder que sur la foi des baptisés. Pas de ceux, encore assez nombreux, qui peuplent la France mais ont cessé de croire et de pratiquer la foi. Seulement sur la foi des baptisés restés croyants, ardemment croyants et désireux que leur Église redevienne vivante : c’est la foi des fidèles qui est le vrai et sûr fondement de l’Église.

À condition qu’elle soit restée fidèle à celle du passé ? — Mais non, du moins ne faut-il pas le dire comme cela ! La fidélité au passé n’est souvent que le réemploi de formules et de rites : rien de vivant, rien de solide. La foi qui sera le sûr fondement de l’Église, c’est celle qui se sera attachée à repenser la foi du passé, car la vie de la foi est d’être pensée, et la foi d’aujourd’hui paraît chancelante dans la mesure où elle répète son passé à défaut de le repenser.

Repenser la foi. — La pensée ou le logos de la foi, c’est la théo-logie, science ou langage de la foi. Voici donc les baptisé(e)s de France mis en demeure de devenir théologien(ne)s ! Auquel des deux sens de ce mot ? Sans exclure le premier, car il y a déjà de nombreux laïcs théologiens professionnels, il me semble que la vocation des baptisés laïques soit plutôt de l’ordre d’un discours vivace : parler entre eux et autour d’eux un langage de foi, redonner du sens à la foi en la laissant parler dans le langage vivant des gens d’aujourd’hui, parler de ce qui les intéresse et surtout les inquiète, de leur vie personnelle, familiale ou professionnelle, des questions d’éthique, d’économie ou de politique dont tout le monde parle autour d’eux et qui peuvent avoir des répercussions sur leur métier, leur avenir ou leurs enfants. Il s’agira aussi de la foi elle-même, de questions auxquelles ils ont achoppé dans le passé, de réminiscences des années de catéchisme qui leur reviennent en mémoire comme autant d’empêchements à croire ; vous saurez y répondre en croyants qui ont éprouvé de semblables difficultés et appris à les surmonter, non par de savantes recherches, mais le plus souvent, en découvrant dans l’entretien avec d’autres croyants et dans une prière commune le vrai visage, paternel et fraternel, de Dieu et du Christ.
Dans une prière commune ? — Oui, c’est là seulement, dans la vérité de leurs relations mutuelles d’amitié que les chrétiens découvriront, à la lumière de l’Esprit Saint, le vrai visage de Dieu et de Jésus présents au milieu d’eux en tant que Père et Fils et nous aimant d’un même amour, paternel et fraternel. En d’autres termes, refonder l’Église exige de créer des communautés priantes et célébrantes dans lesquelles la foi des chrétiens se fera interrogative et attentive pour présenter à Dieu les questions des gens au milieu desquels ils vivent et qu’ils pourront d’ailleurs inviter à leurs célébrations, dépouillées du formalisme traditionnel.
Des célébrations non traditionnelles ? — J’entends déjà les protestations de
chrétiens autoproclamés gardiens du temple. Ce sera le nouveau baptême auquel vous devrez vous préparer.

Un nouveau baptême à recevoir ? — Oui, bien que déjà baptisé par Jean dans le
désert, Jésus, vers le milieu de sa mission, parlait d’un autre baptême qui l’attendait comme d’un feu qu’il était « venu apporter sur la terre » et avait hâte d’allumer, et il désignait ainsi les « divisions » familiales dont il serait cause (Luc 12, 49-53), et les cassures à venir dans les sociétés et entre peuples. Non qu’il recherchât la division, lui qui apportait la paix. Mais il savait que les peuples ne l’accepteraient pas avant d’avoir vidé leurs querelles entre eux, et c’est vers cet avenir pacifié que se portait son espoir.

Baptisé(e)s de France, le baptême dont vous vous réclamez est toujours devant vous, à recevoir comme nouveau, parce que l’histoire nous fait face, bruyante de menaces de guerre, toujours à recommencer. Alors, armez-vous de la patience de Jésus pour tisser autour de vous des liens de fraternité, toujours à renouer.

Joseph Moingt

Pape François : « Ce n’est pas au pasteur de dicter au laïc ce qu’il doit faire ou dire »

Dans une lettre publiée le 26 avril dernier, le Saint-Père a mis en garde contre le cléricalisme, appelant les pasteurs à « servir » les laïcs et non à « se servir » d’eux.

La lettre du pape François, adressée au cardinal Marc Ouellet, président de la Commission pontificale pour l’Amérique latine, est datée du 19 mars mais a été diffusée par le Vatican le 26 avril dernier. Elle fait suite à une rencontre du Saint-Père avec les membres de ladite commission, réunie en assemblée plénière sur le thème « l’engagement indispensable des laïcs dans la vie publique ». Il leur parle de la « tentation » du cléricalisme qui « non seulement annule la personnalité des chrétiens, mais a tendance à diminuer et dévaloriser la grâce baptismale, mise par l’Esprit Saint dans le cœur de notre peuple. »

« Ce n’est pas au pasteur de dicter aux laïcs ce qu’ils doivent dire ou faire dans les divers domaines de la vie publique. « Ils le savent bien et mieux que nous », affirme le Pape dans sa lettre qui redéfinit le rôle et la mission du fidèle laïc dans un monde « plein de contradictions ». A ses côtés, le pasteur, appelé à « encourager, accompagner et stimuler » le fidèle en promouvant dans son cœur « la charité et la fraternité, le désir du bien, de vérité et de justice, sans jamais perdre de vue que le pasteur est pasteur de tout un peuple, et ce peuple il doit le servir de l’intérieur ».

Les laïcs protagonistes de l’Eglise et du monde

« L’Eglise n’est pas une élite de prêtres, de consacrés et d’évêques, mais forme, avec les fidèles laïcs, tous ensemble, le peuple de Dieu. Oublier cela, met en garde le Pape, « entraîne des risques notamment celui de « déformer – tant au niveau de notre expérience personnelle que communautaire – le ministère que l’Eglise nous a confié ». De rappeler, par la même occasion, que personne n’a été baptisé prêtre ou évêque : « Nous sommes tous entrés dans l’Eglise en tant que laïcs. Le premier sacrement, qui a scellé à jamais notre identité et dont nous devrions être fiers à jamais, est le baptême. (…) Nous avons tous été baptisés laïcs », rappelle-t-il.

Les fidèles laïcs sont « les protagonistes de l’Église et du monde ». En tant que pasteurs, poursuit le Pape, « nous sommes appelés à les servir et non à être servis par eux, qui signifie nous engager en leur ouvrant les portes, en travaillant avec eux, en partageant leur rêves, en réfléchissant et priant avec eux » ; et « jeter sur la ville et tous leurs lieux de vie un regard contemplatif, un regard de foi, pour y découvrir Dieu qui habite dans leurs maisons, dans leurs rues, sur leurs places ».

Non à l’uniformisation

Non à toute « uniformisation du laïcat », en le traitant comme un simple « mandataire ». Cet autre élément est pour le Pape « le résultat d’une manière incorrecte de vivre l’ecclésiologie proposée par Vatican II ». Car il limite toutes les initiatives et tous les efforts, et « toutes les audaces qui sont nécessaires pour faire arriver la bonne nouvelle de l’Évangile jusque dans les secteurs de la vie sociale et politique ». Loin de donner de l’impulsion aux différentes contributions et propositions, cette attitude, estime-t-il, « éteint peu à peu le feu prophétique dont L’Église entière est appelée à témoigner », oubliant que « la visibilité et la sacramentalité de L’Église appartiennent à tout le peuple de Dieu (cf. Lumen gentium, nn. 9-14), et non à une seule poignée d’élus et de personnes éclairées ».

Il n’y a pas les fidèles laïcs tout court et les laïcs engagés. Dans sa lettre, le Pape regrette la tendance assez répandue en Amérique latine, de croire que « le laïc engagé est celui qui travaille dans les œuvres de l’Église et/ou dans les affaires paroissiales ou diocésaines, sans trop réfléchir à comment un baptisé a besoin d’être accompagné dans sa vie civile et quotidienne ; comment, dans ses activités quotidiennes, avec les responsabilités qu’il a, il doit s’engager en bon chrétien dans la vie publique ». Sans nous en rendre compte, relève-t-il, nous avons créé cette élite, oubliant ou négligeant « le croyant qui, tant de fois, brûle son espérance dans sa lutte quotidienne pour vivre sa foi ».

Pour de nouvelles formes d’organisation et célébration de la foi

Le laïc, par sa nature même et son statut, parce que plongé dans le cœur de la vie sociale, publique et politique, parce que participant à des formes culturelles en constante évolution, a besoin de nouvelles formes d’organisations et de célébration pour entretenir sa foi. Face aux rythmes de la société actuelle, les pasteurs sont donc invités à « imaginer des espaces de prière et de communion avec des caractéristiques innovantes, plus attrayantes, et significatives pour les populations urbaines ».

Et enfin, le Pape trouve « illogique, voire impensable » que les pasteurs puissent croire « avoir le monopole sur les solutions à apporter aux multiples défis que nous réserve la vie contemporaine ». Il leur suggère plutôt de se ranger aux côtés des fidèles, de prendre parti pour eux « en les accompagnant dans leurs recherches et stimulant cette imagination capable de répondre aux problèmes actuels, et en discernant avec eux et jamais pour eux ou sans eux ».

CATHOBEL, 10 mai 2016 par Jean-Jacques Durré
Isabelle Cousturié (aleteia.org)
© Photo: Antoine Mekary/ALETEIA

La stratégie de la CCBF pour les années 2016 à 2018, à la lumière de notre premier bilan d’activité

Depuis notre création, notre charte (http://www.baptises.fr/content/charte-de-la-ccbf) conserve sa pleine actualité tant dans l’analyse que dans la proposition. Le propos de l’orientation stratégique, ci-dessous, est de donner corps pour aujourd’hui à l’invitation de nos fondatrices. Nous commençons par une rapide relecture de ce que nous avons accompli au cours de ces années et proposons des pistes de travail pour les années à venir. La proposition de fixer un cap peut paraitre réductrice mais il nous a semblé que nous devions miser nos forces sur un nombre limité d’orientations si nous voulions augmenter notre visibilité et impacter notre environnement.

A- Un état des lieux

Des motifs de satisfaction et d’optimisme, tout d’abord :

  1. Une forte notoriété, construite d’abord sur la visibilité personnelle de nos fondatrices et leur capacité à faire bouger les lignes. Cette notoriété a été relayée et amplifiée par la création de l’association, du site internet et de quelques manifestations visibles comme les conférences ;
  2. Une complète connivence avec la vision de l’Église du pape François, sa crainte du cléricalisme et son appel aux baptisés ;
  3. La reconnaissance et l’amplification de nos prises de parole par les médias pour lesquels nous sommes devenus un interlocuteur crédible ;
  4. Un large réseau qui, au-delà de nos adhérents, regroupe tous ceux – et ils sont nombreux, y compris au sein du clergé –, qui voient d’un bon œil nos activités et s’intéressent à nos travaux ;
  5. Une capacité de mobilisation et d’influence au travers de notre site et de notre page Facebook ;
  6. Des initiatives multiples, pertinentes et pleines de promesses : le prix du livre CCBF, l’école de prédication, le projet célébrer

À côté de ces points très positifs, nous ne pouvons pas ignorer les réelles menaces qui pèsent sur notre dynamisme :

  1. L’épuisement de la force militante dans toutes les régions qui n’ont pas pu constituer une masse critique. Convenons qu’il est presque impossible de construire, à partir de quelques bonnes volontés seulement, une force militante efficace face à la résistance de l’institution, a fortiori quand elle nous est hostile ;
  2. Une population adhérente plutôt vieillissante dont les forces de mobilisation diminuent, une difficulté à agréger des jeunes dont les préoccupations ne sont pas ecclésiales y compris quand ils s’intéressent à l’Église ;
  3. Le paradoxe d’une augmentation très significative du nombre des sympathisants en même temps que la diminution du nombre d’adhérents ;
    4. L’opposition et la résistance marquée d’une partie de notre clergé, qui cherche à nous marginaliser.

B- Dans ce contexte quelle est notre mission ? Quelles sont nos priorités ? Quels sont les objectifs réalistes que nous pouvons atteindre ?

Notre mission :

Rappeler inlassablement le rôle et la vocation de chaque baptisé, sa dignité propre. Susciter la réflexion de chacun sur son rôle dans l’église et sur l’église elle-même. Mettre en évidence la place des laïcs par nos multiples engagements dans et hors la CCBF et inviter à l’exercice régulier de la synodalité.

Comment nous voyons-nous ?
Nous tachons de nous regarder les uns les autres comme des témoins et des prophètes avec la mission particulière de susciter et de promouvoir les bonnes initiatives. Cette tension entre force critique et force de proposition fait notre singularité. A nous de faire en sorte que notre critique, toujours nécessaire et inévitablement véhémente, ne nous empêche pas d’être entendus lorsque nous proposons et construisons avec les autres. Nous devons rassembler autour d’initiatives, animés d’un sentiment de bienveillance vis-à-vis de tous nos frères chrétiens. Mais la bienveillance ne se confond pas avec l’acceptation d’orientations que nous pourrions considérer comme contraires à l’Evangile Notre vocation est de faire en sorte que l’Église de France continue à s’adresser à tous sans exclusive ni sectarisme. C’est peut-être, dans ces temps troublés, le devoir de notre génération.

Quelles orientations prendre ?
Commencer par toujours avoir notre charte à l’esprit et nous y référer en tant que groupes. Notre charte est le ciment de notre engagement, elle nous appelle à prendre des initiatives. Mais nous ne pouvons pas tout entreprendre. Compte tenu de nos forces et de nos moyens actuels nous avons décidé, pour les prochaines années, de privilégier une double stratégie d’influence et d’initiatives prophétiques et lorsque nécessaire de vigilance.

  • Une stratégie d’initiatives prophétiques : nous sommes appelés à innover dans tous les espaces de liberté que nous confère notre statut de baptisés ;
  • Une stratégie d’influence : puisque nous n’avons pas encore les moyens pour faire, donnons-nous les leviers de l’influence et de la visibilité tant nationalement que localement. Privilégions les actions symboliques, relayons les bons combats, y compris quand ce ne sont pas les nôtres, initions des débats, proposons des échanges autour de ce qui mérite d’être entendu ;
  • Un rôle de lanceur d’alerte : ce n’est pas notre raison d’être principale mais nous ne pouvons pas nous taire si des paroles ou des actes nous paraissent relever du contre témoignage ou du sectarisme. Notre mission est alors de faire savoir, de prendre position, d’appeler à des réformes ou à des décisions. Nous avons alors la vocation de jouer ce rôle tant auprès du peuple chrétien que de la société civile, localement ou au plan national.

C- Quels seront les applications de cette orientation stratégique ?

1. Intensifier notre présence médiatique et notre visibilité :

  1. Donner de l’écho et de la résonance à la parole du pape François qui ne cesse de nous appeler à le soutenir et à amplifier sa parole ;
  2. Tenir des propos plus tranchants sur des sujets de fond et générer des débats. Mais s’interdire le ton de la polémique et prohiber les condamnations ad hominem ;
  3. Être à l’initiative des sujets de débats dans l’Église, autour des meilleures initiatives. Les débats que nous initierons renforceront notre notoriété et nous poseront en interlocuteurs incontournables. Ainsi du colloque organisé par l’équipe de Lyon sur l’église en 2030 ;
  4. Identifier nos alliés dans et hors de l’institution ecclésiale. Les informer de nos initiatives et être en mesure de les mobiliser à certains moments clé de nos initiatives. Nos alliés sont nombreux et relèvent de multiple réseaux : au sein du clergé régulier et séculier, chez les universitaires, les journalistes, dans les associations… Nous ne les connaissons pas tous. Travailler avec eux est une mission essentielle ;
  5. Faire de notre site internet l’image et le relais de nos réflexions. Renforcer sa dimension institutionnelle. Qu’il devienne un lieu d’information, d’exposition et de partage de nos analyses et de nos initiatives ;
  6. Faire de notre page Facebook un lieu complémentaire de notre site, plus offensif et plus en pointe que le site. Elle doit inviter à la prise de position et aux débats.

2. Prolonger l’exhortation apostolique du Pape et particulièrement promouvoir de nouvelles pratiques ecclésiales :

  1. Fonder nos intuitions et nos convictions sur l’analyse des textes, l’histoire et la tradition de l’Église ainsi que sur les pratiques en cours dans les églises, en France et ailleurs ;
  2. Engager un travail dans le cadre du think-tank « Ecclesia-Nova » dont les travaux ont démarré en Septembre 2016. Nous avons retenu 2 thèmes de travail : dire la foi et élargir le rôle des baptisés ;
  3. Susciter, expérimenter de nouvelles pratiques liturgiques et sacramentelles qui permettront à l’Église de donner aux laïcs leur rôle plein et entier, tout en faisant face à la décroissance démographique durable du clergé. Quelques exemples :
    1. tout baptisé peut bénir une personne, un couple, une décision nouvelle. C’est un champ à investir davantage ;
    2. le sacrement des malades et le sacrement de réconciliation pourraient être donnés par les laïcs, aumôniers en milieu hospitalier ou carcéral ;
    3. l’accueil plein et entier aux divorcés remariés et, dans l’esprit de l’exhortation de François, la construction des étapes qui leur permettront de communier à nouveau ;
    4. la reconnaissance de l’amour entre personnes de même sexe.
  4. Susciter de nouvelles pratiques ecclésiales par la formation de compétences nouvelles et le soutien des meilleures pratiques :
    1. écoles de prédication ;
    2. travail sur la liturgie pour répondre à tous ceux à qui la messe ne parle plus, en particulier les jeunes. Apprendre à célébrer la Parole selon de nouvelles modalités à inventer, donner notre appui à tout type de bénédiction ;
    3. efforts pour se rendre audibles par tous ceux qui se tiennent aux lisières de l’orthodoxie ;
    4. nouvelles modalités d’animation des communautés sans prêtres.
    5. Expérience de fraternités vécue dans les paroisses et les mouvements

3. Favoriser la vie des groupes locaux :

  1. La CCBF ne se résume pas à sa partie la plus visible : nos sites internet et nos échos dans les medias. Ce sont les groupes locaux et thématiques qui la constituent. A eux de prendre des initiatives, de se développer, de contribuer à la naissance de nouveaux lieux, de susciter de nouveaux adhérents ;
  2. Le CA et le bureau doivent être vigilants pour que les initiatives des groupes soient reprises, et que les initiatives du CA ou du bureau tiennent compte des expériences des groupes et se construisent avec eux, doivent être attentifs. à la qualité et à la fréquence des liens avec les équipes locales et proposer des outils pour les aider à faire face à des enjeux locaux ou pour mieux développer leurs projets ;
  3. Toutefois, parce que nous savons combien il est difficile de créer des groupes locaux capables de faire face, nous devons nous aider mutuellement à être mieux entendus, là où nous sommes. Il nous revient de faciliter les échanges de bonnes pratiques, de proposer des appuis ponctuels, de nous visiter les uns et les autres ;
  4. Cependant, la CCBF n’est pas un mouvement centralisé. Elle regroupe sous un même nom des groupes locaux et des groupes thématiques, crées par les baptisés eux-mêmes. Les initiatives locales, enracinées dans le terreau de chaque diocèse, et les initiatives thématiques sont à la base de notre vitalité en tant que mouvement.

4. Maintenir et renforcer nos liens avec l’international pour s’enrichir mutuellement de nos expériences et pour soutenir ensemble le pape François. Il s’agit de favoriser nos liens avec le Forum européen des laïcs, et d’encourager toute initiative qui renforcerait la place des baptisés.

Le conseil d’administration de la CCBF, le 26 Novembre 2016