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Conférence du Père Dominique Collin : « Le Christianisme n’est pas encore né ».

Lors du week-end du 29-30/09/2018 de la CCBF à Paris, le Père dominicain Dominique Collin a fait une conférence en lien avec son dernier livre : « Le Christianisme n’est pas encore né ».

En voici les points essentiels :

1) L’insignifiance de l’Eglise est probablement une chance car offre un retour à l’inouïe richesse de l’Evangile, de la Parole.

2) Foi n’est pas croyances. Ces dernières sont fragilisées par la raison, nécessitent souvent l’intervention de l’autorité et recherchent la sécurité.
La Foi n’est que confiance, acceptant l’insécurité.

3) L’Espérance est Foi, est Amour (agape) et ouverture de quelque chose non anticipé. Elle se différencie de l’Espoir qui est projection de quelque chose à réaliser et qui engendre souvent la déception.

4) Transmettre-oui-mais pas un malentendu !
Être Christ pour les autres : sortir de soi, rencontrer autrui. Peut-être faut-il se défaire du souci de transmission. Kierkegaard parle d’une communication d’existence. La Christianité est associée à la jovialité. Le terme lui-même Evangile ne comporte – t – il pas le préfixe EU, soit euphorie ?

Consulter le texte complet de la conférence.

Pour en savoir plus, se référer au livre de D. Collin.

Raymond Leleux

Joseph Moingt – Une vision Prophétique pour l’Eglise

Conférence de Jean-Pol Gallez – 22 Février 2018 à Nantes – Organisée par la CCB44

Joseph Moingt : jésuite de maintenant 103 ans, vient de lancer un appel pressant de « refondation » de l’Église, à tous les Baptisés. Il décrit positivement le christianisme comme un humanisme nouveau et universel, fondé sur le don de l’Esprit, donné à toute l’humanité et « principe d’une rénovation perpétuelle…» De là doivent en découler notamment : des transformations sur la place des laïcs, l’identité du chrétien, la question du ministère et du sacerdoce commun des fidèles, la communication de l’Église avec le monde…

Jean – Pol Gallez Docteur en théologie et juriste à l’Université Catholique de Louvain auteur d’une thèse sur Joseph Moingt « Dieu qui vient à l’homme » et sur lequel Joseph Moingt écrit : « Jean-Pol Gallez, jeune théologien belge hautement qualifié, qui a analysé ma pensée avec une telle méthode et profondeur que je ne peux pas ne pas la reconnaître dans ce qu’il en dit, mais comme dans un au-delà de ma pensée qui aurait germé dans la sienne, parce qu’elle vient de la même source où je l’avais puisée, en sorte qu’elle lui appartient désormais autant qu’à moi. »

1 – Introduction

2 – Première partie : l’esprit du Christianisme : un fondement non religieux

3 – Première partie : l’esprit du Christianisme : un Humanisme nouveau

4 – Seconde partie : Humanisme évangélique et structures d’Eglise : Christianisme et Sacerdoce

5 – Seconde partie : Humanisme évangélique et structures d’Eglise : Baptême et humanisme Nouveau

La CCBF appelle les baptisés à faire « bouger les lignes » dans l’Église

« Ecclesia Nova », le think tank de la Conférence catholique des baptisé-e-s francophones a remis ses conclusions sur le thème : « Quel avenir pour l’Église, comment faire bouger les lignes ? »

Quel sera le visage de l’Église demain ? C’est la question à laquelle Ecclesia Nova, le think tank (laboratoire d’idées) de la Conférence catholique des baptisé-e-s francophones (CCBF) a tenté d’apporter des pistes.

Après neuf mois de réflexion, le groupe vient de présenter ses conclusions pour « faire bouger les lignes ».

« Il s’agit de dire aux baptisés que c’est à eux de jouer »

Les recommandations s’inscrivent dans la droite ligne des prises de position de la CCBF, fondée en 2009, en opposition frontale au courant dit « identitaire » et à une conception cléricale de l’Église. « Il s’agit de dire aux baptisés que c’est à eux de jouer pour aller vers une Église plus ouverte », résume Michel Bouvard, secrétaire général de la CCBF. « Les conclusions reflètent la vision d’une Église en périphérie, qui ne fonctionne pas de manière verticale et qui dialogue avec la société. »

Le groupe de réflexion était constitué de deux évêques émérites, deux religieux (un jésuite et un dominicain), une religieuse, deux prêtres, un théologien et plusieurs laïcs de la CCBF. Il a aussi fait appel à des experts, tous proches de l’association.

Parmi les propositions du document de travail, qui fait le constat que « le décalage culturel entre l’Église et la société ne cesse de grandir », l’implication des baptisés occupe sans surprise une place de choix. Ils sont appelés à « investir les communautés », à s’emparer des « grands espaces de liberté dans l’Église » et à faire « des propositions concrètes » aux prêtres et aux évêques. Les « célébrations de la parole » sont citées parmi les exemples.

« C’est l’évolution des pratiques qui fera évoluer la doctrine, pas l’inverse », est-il écrit. « Les initiatives de la base peuvent faire évoluer les choses », poursuit Michel Bouvard.

Contrer le discours des « identitaires »

Réfléchissant sur l’impact de la baisse « inexorable » du nombre de prêtres, le groupe voit plutôt cette tendance comme une « opportunité » que comme un « drame ». Il appelle également de ses vœux à « privilégier l’œcuménisme et s’inspirer de nos amis protestants », notamment dans le sens d’une plus forte pratique de la collégialité.

Selon Michel Bouvard, ces recommandations, qui se veulent dans la lignée du pape François, ont vocation à « faire entendre une autre voix que celle des identitaires » et à lancer le débat.

C’est en juin 2016 que la CCBF a lancé un think tank pour réfléchir sur deux thèmes : « Comment annoncer l’Évangile aujourd’hui ? » et « Quel sera le visage de l’Église de demain, comment faire bouger les lignes ? »

Deux groupes ont été constitués et se sont réunis une fois par mois de septembre 2016 à juin 2017. Le premier va poursuivre ses travaux cette année en essayant d’impliquer des jeunes.

Lire la présentation des conclusions du Think tank ‘Ecclesia-Nova’: Ecclesia-nova.pdf

Par Arnaud Bevilacqua, le 26/2/2018, www.la-croix.com