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Premier rapport annuel de lʼEglise catholique en Belgique

  • 163.000 bénévoles sont actifs au sein des 3.846 paroisses
  • encadrés par 8.008 catéchistes, 52.200 jeunes suivent la catéchèse de préparation à la confirmation
  • les diocèses belges et le Centre Interdiocésain emploient 278 personnes
    parmi les 2.274 ministres du culte 340 sont des femmes (15%)
  • 498 aumôniers travaillent au sein d’institutions de soins pour les malades et les personnes âgées
  • 43 aumôniers rémunérés et 56 bénévoles accompagnent les détenus au sein des institutions pénitentiaires
  • les 4 principaux lieux de pèlerinages de Belgique (Banneux, Beauraing, Scherpenheuvel et Oostakker) attirent chaque année 1.557.600 pèlerins

Des chiffres couvrant toute la Belgique

Ces quelques chiffres sont tirés du « Rapport annuel 2018 » de l’Eglise catholique qui vient de paraître. C’est la première fois que pareil rapport est publié par la Conférence épiscopale. En 88 pages, il essaie de dessiner un panorama de la vie en Eglise : pastorale de la jeunesse, pèlerinages, lieux de séjour et de retraite en abbayes et cloîtres, enseignement catholique, formations pastorales, médias catholiques, …

Pour bon nombre de sujets, c’est la première fois que sont regroupées des données récoltées dans l’ensemble des diocèses du pays. Une deuxième partie du rapport, plus modeste, traite de patrimoine, d’organisation et de finances, du rôle des fabriques d’église et des « associations des œuvres paroissiales », etc.

L’attention aux plus vulnérables

Pour ce rapport, l’accent a été porté sur les soins et l’accompagnement que l’Eglise propose aux personnes les plus vulnérables : les malades et les personnes âgées, les pauvres et les plus démunis, les migrants et les réfugiés. Il fait état d’exemples concrets tirés d’initiatives paroissiales, de projets développés par des ordres et des congrégations, et par les « nouveaux mouvements » actifs au sein de l’Eglise.

Le rapport a été élaboré par Stéphane Nicolas et Jeroen Moens en collaboration avec le Prof. Wim Vandewiele (KU Leuven) et le Dr. Catherine Chevalier (UCLouvain). Le comité de pilotage qui en a défini le contenu et les choix rédactionnels a travaillé sous la direction de Mgr Herman Cosijns, secrétaire général de la Conférence épiscopale.

Rapport online : Consultez et téléchargez le rapport complet en ligne.

Références

L’Eglise Catholique en Belgique 2018 paru à Licap – Halewijn, Rue Guimard 1, 1040 Bruxelles
ISBN 978-94-6196-164-8
88 pages | 5 €
Disponible en CDD

Prière du pape François pour les jeunes et le synode

Les jeunes, la foi et le discernement vocationnel [1]

Chers Frères et Sœurs,

Prions particulièrement pour les jeunes du monde entier et les évêques rassemblés à Rome à l’occasion du synode sur la jeunesse en ce mois d’octobre. Les enjeux pour les jeunes sont énormes. En Belgique, plus de 4000 d’entre eux ont écrit sans langue de bois aux évêques belges [2] afin que l’agir pastoral soit directement interpellé par leur visage et les situations dans lesquelles ils se trouvent.
Nous sommes tous invités à prier dans nos assemblées dominicales mais aussi dans tous nos groupes de réflexion, partage, cours et dans nos cœurs-à-cœurs avec le Seigneur, la prière suivante écrite à l’occasion de ce synode par le pape François afin « d’élargir les horizons, de dilater le cœur et de transformer ces structures qui aujourd’hui nous paralysent, nous séparent et nous éloignent des jeunes [3] »


Prière du pape François pour les jeunes et le synode
« Seigneur Jésus, ton Eglise en chemin vers le Synode tourne son regard vers tous les jeunes du monde.
Nous te prions pour qu’avec courage ils prennent en main leur vie, ils aspirent à ce qu’il y a de plus beau et de plus profond et ils gardent toujours un cœur libre.
Par l’accompagnement de guides sages et généreux, aide-les à répondre à l’appel que Tu adresses à chacun d’eux, pour réaliser leur propre projet de vie et atteindre le bonheur.
Maintiens leur cœur ouvert aux grands rêves et rends-les attentifs au bien de leurs frères.
Comme le Disciple bien-aimé, qu’ils soient eux-aussi au pied de la Croix pour accueillir ta Mère, en la recevant comme un don de Toi.
Qu’ils soient témoins de ta Résurrection et qu’ils sachent te reconnaître vivant à leurs côtés en annonçant avec joie que Tu es le Seigneur.
Amen. »

[1] Le Cardinal Baldisseri, secrétaire général du Synode des évêques, a clairement expliqué à Rome, le 6 avril 2017, à Rome que le discernement vocationnel était à prendre au sens large : vocation à l’amour, à la vie. Vocation qui prend une façon concrète pour chacun : le mariage, la vie ordonnée, le métier, l’engagement social, la gestion du temps… Discernement pour découvrir comment faire des choix pour aller vers la plénitude de joie.
[2]Jeunescathos.org (pour suivre le synode d’un point de vue belge et blog de Mgr Jean Kockerols)
[3] Homélie du pape François (3 octobre 2018)

Vocation et vocations : allocution de Mgr Jean Kockerols au synode

Mgr Kockerols, délégué de la Conférence épiscopale de Belgique au synode à Rome. Il lance un appel : que des jeunes hommes mariés puissent être appelés à la prêtrise.

Mgr Jean Kockerols, évêque auxiliaire pour Bruxelles, représente la Conférence des évêques de Belgique au Synode des évêques qui se déroule à Rome du mercredi 3 au dimanche 28 octobre 2018. Le Synode a pour thème : Les jeunes, la foi et le discernement vocationnel.

Chaque évêque qui prend part au Synode, bénéficie de 4 minutes de temps de parole. C’était ce matin le tour de Mgr Kockerols. Suit le texte intégral de son intervention intitulée : Vocation et vocations


J’aimerais en quelques points inviter à une meilleure compréhension de l’usage que nous faisons du terme « vocation » (cf. Instrumentum laboris (I.L.), II° partie, chapitre II, n°s 85 et sv).

1. Le choix de la vie
La vocation fondamentale qui résonne dans la conscience de tout être humain est l’appel à la vie. « Tu choisiras la vie pour que tu vives » (Dt 30,19) Ce choix fondamental, à renouveler chaque jour de notre existence, éveille à la confiance en soi, qui elle-même engendre une ouverture à l’autre et un engagement au service du monde. L’appel à la vie est chemin d’humanisation.

« Tu choisiras la vie… en aimant le Seigneur, en écoutant sa voix, en t’attachant à lui » (Dt 30,20). Pour le chrétien, cet appel à la vie est une invitation à être et à devenir disciple du Christ : « viens et suis-moi ». La réponse, donnée librement, est de modeler sa vie sur celle du Christ : à déployer la confiance en Dieu, la prière, l’amour, la joie, le don de soi… L’appel du Seigneur propose un chemin de déification, de sainteté.

2. Les choix dans la vie
La vocation baptismale est « source et sommet » de toute autre vocation. Et en premier lieu les appels dans la vie quotidienne, appels dont la réponse prépare les grands choix à faire aux tournants de l’existence. L’Eglise se doit d’accompagner, avec tact et pédagogie, le discernement des jeunes. Elle doit les aider à faire « l’exégèse » de leur vie, pour qu’ils deviennent, chacun à son propre rythme, disciples du Christ. Si elle ne s’y engage pas mieux, l’Eglise continuera à perdre sa crédibilité.

Le choix d’un état de vie
Voilà pourquoi l’Eglise accompagne aussi, sans forcer, les questions liées à l’état de vie : le mariage chrétien et le célibat pour le Royaume. Ces deux vocations méritent d’être, à part égale, mises en valeur par l’Eglise.

3. Enfin, la vocation baptismale ouvre le cœur de certaines personnes – mariées ou célibataires – à l’appel de l’Eglise, au nom du Seigneur, à la servir, à être ministre de la communauté chrétienne. Le premier appelant est dans ce cas l’Eglise ! D’ailleurs, à l’appel de son nom, l’ordinand s’avance et dit « me voici ». Ensuite, on s’adresse à l’évêque : « la Sainte Eglise vous présente N. et demande que vous l’ordonniez prêtre ».

Il y a une vocation chrétienne, baptismale, et des vocations qui lui donnent chair. Permettez-moi de conclure : je suis convaincu que certains jeunes, qui ont puisé dans la vocation baptismale leur appel à s’engager par les liens du mariage, répondraient volontiers « me voici » si l’Eglise devait les appeler au ministère presbytéral.

+Jean Kockerols, 10/10/2018

www.catho-bruxelles.be