Célébration de la Parole le 23 Juin 2016.

RENCONTRE AU PUITS….  LA SAMARITAINE 

St Jean 4, 1-42

Nous avons 3 possibilités de vivre une célébration :

1. La célébration eucharistique

Célébrer est un acte essentiel pour un chrétien,  une communauté chrétienne ne peut exister ni vivre sans célébration eucharistique qui rassemble, s’adresse à Dieu, écoute sa Parole et reçoit son Corps.
«  Là où deux ou trois sont réunis en mon nom, je suis au milieu d’eux », Matthieu 18, 20
Si cette conviction est au coeur de la célébration de l’Eucharistie, n’est-elle pas vraie de toute assemblée de chrétiens ?

2. L’assemblée dominicale sans ou en attente de prêtre (ADAP)

C’est une assemblée qui reprend le même schéma qu’une célébration eucharistique (ou Messe) mais sans Consécration.
Le célébrant est généralement un laïc.
Nous vous invitons ce soir à vivre sereinement cette célébration, un bonsoir à nos voisins, soyons prêt à recevoir «  le don de Dieu …

3. La célébration de la Parole

Pourquoi ?
C’est l’expérience que nous vous proposons ce soir  car tôt ou tard nous serons amenés à bâtir une célébration de la Parole.

Il est urgent de s’y préparer…  elle  nous fait prendre conscience de notre responsabilité de baptisé-e-s,  fait grandir notre Foi et prépare l’avenir.

Le chantier est ouvert… nous pourrions proposer une célébration et un partage de la Parole avec un petit groupe d’enfants, de parents dont les enfants sont en catéchèse, dans une famille à l’occasion d’un événement, d’une fête ou dans une église où l’on doit supprimer des messes pour différentes raisons etc…

Cette Parole partagée devient partage de vie et nourriture mais avant tout rencontre et découverte du Christ présent, cheminement et questionnement pour le suivre. Le message de la Bonne Nouvelle peut alors habiter en nous.

Comment ?
La célébration de la Parole doit être très soigneusement préparée par une petite équipe et structurée en 4 temps :  le rassemblement  –  le temps de la Parole  –  le temps du signe et de l’action de grâce  –  l’envoi. Ils ne sont pas juxtaposés mais leur lien contribue à donner un dynamisme, un souffle à l’assemblée qui célèbre.

Il faut définir ce que nous voulons célébrer, pourquoi, et avec qui… ce soir, nous célébrons toutes nos rencontres aux réunions des BEM,  tout ce que nous avons découvert, tout ce que nous avons reçu et tout ce que nous avons donné dans notre milieu de vie.

Le fait nouveau :  nous sommes libres d’inventer, d’innover, de créer un espace, un moment privilégié qui permet à chacun de percevoir l’Amour infini du Père.

Ce soir, chacun et chacune nous allons rencontrer Jésus au puits…  cette Samaritaine est  notre JE

Ce soir, je suis au bord du puits… Jésus est seul et vient à ma rencontre, il est fatigué, il fait très chaud. Une conversation s’engage,  … Il me demande à boire… Il me questionne…  ses réponses  me bouleversent … j’abandonne ma cruche et je cours  au village annoncer la bonne nouvelle     «  j’ai trouvé le Messie Jésus !»…. Je sens et j’ai compris qu’il a besoin de moi….

 

Alliette Leleux

Le 23 Juin 2016

Femmes dans l’église, le visage d’une réelle modernité

CATHOBEL (Agence de presse catholique), le 2 juin 2016

L’Eglise est un mot féminin. Et selon le pape François, nous ne pouvons pas faire de la théologie en faisant abstraction de cette féminité. Il voudrait même que, dans cette Eglise moderne, la présence féminine y soit encore plus incisive. Le ton est donné.

Pourtant, il ne faut pas s’en cacher, une certaine misogynie règne encore dans l’institution ecclésiale et dans l’exercice des responsabilités qui y sont partagées.  Et la question de la place des femmes en énerve plus d’un! Il est vrai qu’elles commencent à faire parler d’elles, à exercer certaines responsabilités et à questionner la lecture masculine de la Bible et de la vie de l’Eglise en général.

Au sein de cette grande famille encore trop souvent traditionnelle, deux femmes ont accepté de nous parler de leur engagement respectif. Deux témoignages mais également deux chemins de vie bien différents l’un de l’autre. Avec une volonté commune cependant: être femme et d’Eglise!

Pionnières

Celine_WindeyA l’Unité Pastorale (UP) « Les Cerisiers », de Watermael-Boitsfort, c’est en effet une femme qui est aux commandes. Une nomination qui a surpris tout le monde, à l’époque. C’était il y a trois ans. « C’était nouveau dans l’Eglise. En même temps, Mgr Kockerols (ndlr: évêque auxiliaire de Bruxelles) nommait une religieuse, sœur Anne Peyremorte, pour l’Unité Pastorale du Kerkebeek (Schaerbeek, Evere et Haren)… Mais, moi,  j’étais laïque, mariée et mère de famille nombreuse. Ce n’était pas pareil. J’ai d’ailleurs été  très surprise de son choix comme coordinatrice d’UP « , précise d’emblée Céline Windey.

Et, en effet, ce n’était pas gagné d’avance. Certains paroissiens redoutaient qu’elle ne prenne la place des prêtres qui assuraient les célébrations. Et surtout, que sa vie familiale l’empêche d’assumer les nombreuses tâches qui l’attendaient. Une frilosité minoritaire, il faut l’avouer car l’engagement de la jeune femme était déjà bien connu et respecté à Watermael-Boitsfort depuis quelques années. Mais, il est vrai qu’avec quatre enfants, ses journées étaient bien remplies et qu’à la tête de cinq paroisses, elle jongle dorénavant entre ses agendas professionnel et personnel mais, pas plus que la plupart des jeunes femmes modernes.

Au sein de l’Eglise, elle est quand même consciente d’être une pionnière en la matière. « Le fait que je sois une femme mariée, avec enfants, faisait dire aux gens que je ne m’en sortirais pas toute seule. »Mais, s’en sortir toute seule, elle n’en avait d’ailleurs aucune envie, elle visait au contraire à s’entourer. Encore fallait-il qu’elle crée autour d’elle de véritables relais, qu’elle invente une nouvelle manière de travailler.« Ce n’est pas évident d’être ‘lâchée’ comme ça en se demandant ce qu’on va créer, ce qu’on va inventer. Bien sûr, les laïcs ont leur place dans les Eglises traditionnelles à l’heure actuelle. Mais, il faut savoir prendre cette place et vraiment dans le respect de chacun. Si c’est en étant en concurrence les uns avec les autres, si c’est moi qui deviens responsable en prenant le pouvoir, ce n’est pas intéressant »,poursuit Céline Windey.

Dès le départ, Céline ancre donc son leadership sur la co-responsabilité et la délégation des tâches pour assurer la vie de la communauté des Cerisiers. Jusqu’à présent, deux prêtres l’épaulent pour les célébrations et de solides équipes sont actives sur le terrain paroissial: catéchèses, funérailles, visiteurs de malades, groupes d’ados, entraide… Une manière d’être sur tous les fronts pour apporter une parole d’Evangile aux demandes pastorales de plus en plus nombreuses.  Un défi pour l’avenir pour cette jeune femme, mais qu’elle relève pleine d’enthousiasme, sans l’ombre d’un doute!

 Une religieuse bien de son temps

soeur_Marie-RaphaelSur les hauts de Saint-Hubert, il existe un lieu-dit « Hurtebise », et un monastère créé il y a bien longtemps. En 1938 plus exactement. Aujourd’hui, elles sont encore une quinzaine de religieuses à y vivre selon la règle de Saint Benoit et parmi elles, une bénédictine au tempérament bien trempé, Sœur Marie-Raphaël.  Sœur hôtelière, elle accueille régulièrement des groupes venus faire une pause spirituelle dans ces anciens bâtiments battus par les vents. Une religieuse bien de son temps malgré l’habit et le voile traditionnels et qui, surtout, parle sans tabou de sa féminité. « J’ai l’impression qu’être une femme influence ma façon de croire en Dieu, d’être en relation avec lui et de prier. Des mots me viennent à l’esprit et qui traduisent bien la féminité,  comme ‘accueil’, ‘profondeur’, ‘fécondité’, ‘amour’…. Des réalités que les hommes expérimentent, bien sûr, mais que les femmes vivent d’une manière qui leur est propre. »

Pour moines et moniales, il est évident qu’entrer au monastère, c’est faire abstraction d’une vie de couple et de famille. Un engagement qui se mûrit à la lumière de la foi et qui se renouvelle ou se travaille au quotidien. Alors qu’en advient-il de ce bagage émotionnel que chacun transporte pour Sœur Marie-Raphaël par exemple? « Quand je suis entrée au monastère, je n’ai pas choisi le célibat, je n’ai pas choisi de ne pas être mère, ce n’est pas cela le choix. Mon choix, c’est d’être aimantée par la vie monastique. C’est là que le Seigneur m’attend. Bien sûr, il y a des deuils à faire, des moments où certaines questions sont revenues de manière plus aiguë, où je me suis interrogée sur ce qu’il fallait faire avec toute cette tendresse qui était en moi, et qui ne fait que grandir, pour qu’elle puisse s’épancher quelque part? Il ne faut pas refouler la question, surtout pas. Il faut la vivre dans la confiance, la prière et découvrir qu’au fond, c’est justement là que le Seigneur fait irruption et m’entraîne plus loin. » Au monastère d’Hurtebise, Sœur Marie-Raphaël n’a pas son pareil pour partager ses choix de vie aux étudiants qui la questionnent. Car la vie monastique a de quoi intriguer les plus blasés d’entre eux! Sans relâche, elle raconte, encore et encore, le chemin qu’elle a voulu emprunter sur les pas du Christ, sans regret mais sans masquer les pierres… qui jonchent tous les chemins d’ailleurs. Pour elle, le plus important est « d’accueillir le manque. Il fait s’ouvrir des portes. Et c’est là qu’on se découvre féconde… d’une manière inattendue. »

Cécile CAZIN – Service  INFODOC – Journaliste

 

NEWSLETTER N° 5, de juin 2015 à juin 2016

L’équipe de coordination : Maryvonne Byvoet, Dominique De Ryck, Cécile Durieux, Martine Henao, Alliette et Raymond Leleux, Anne Hugon (responsable de l’équipe de Libramont), Claude Vancutsem (trésorier).

  •  Le 16 juin 2015 : célébration de la Parole autour du thème de la non-violence. Céline Francis nous a raconté le récit de la femme adultère. Un partage en groupe, des chants ont traduit par la parole ce que nous vivions et des signes ont été proposés pour le manifester symboliquement. Cette expérience nous a semblé intéressante car porteuse de fécondité pour pouvoir célébrer la parole sans la lier systématiquement à L’EUCHARISTIE.
  • Les 26 et 27 septembre 2015 : week-end de rentrée de la Conférence Catholique des Baptisés Francophones (CCBF dont nous faisons partie) sur le thème : « Promouvoir l’esprit de responsabilité de tous les baptisés ».
  • Le 13 octobre 2015 : réunion de rentrée des BEM. Reprise du rapport moral de Anne Soupa : « Discerner la présence de l’Esprit Saint à l’œuvre à la fois dans le peuple et dans le magistère ». Débat pour que localement les BEM se situent et s’approprient ces lignes de force.
  • Le 21 décembre 2015 : conférence « Quel avenir pour les chrétiens d’Orient ? » par le Docteur Simon Najm, président du Comité de Soutien aux Chrétiens d’Orient (CSCO) et par le Père Milad El Jawich, prêtre de la paroisse grecque-melkite-catholique St Jean Chrysostome à Etterbeek.
  • Le 1er février 2016 : conférence « Orthodoxes, qui êtes-vous ? » par Jean Hamblenne, maître de religion orthodoxe à Charleroi et sous diacre de l’Eglise orthodoxe russe à Louvain-la Neuve.
  • Les 18 et 19 mars 2016 : atelier « Le corps qui croit » avec Cécile Vuillaume (méthode Ehrenfried) et Martine Henao (lecture biblique) au centre spirituel Notre-Dame de la Justice. Grâce à une alternance entre travail corporel, partage biblique et temps d’intériorisation personnelle, on prend conscience que le corps est lieu d’accueil de l’Esprit.
  • Le 21 mars 2016 : conférence et témoignages : « A la suite du Christ, en terre d’homosexualité » avec des animateurs de l’association « Devenir Un en Christ » et des parents qui ont témoigné de leur cheminement.
  • Le 11 mai 2016 : conférence « Un retour aux sources pour se remettre en marche autrement » par Benoît Carniaux, Père abbé de l’abbaye de Leffe, professeur à l’Institut d’Etudes Théologiques de Bruxelles. Il nous a partagé sa lecture de l’exhortation apostolique du Pape François : « Amoris laetitia » et à vivre de « La joie de l’amour ».
  • !!!!! le jeudi 23 juin 2016 à 20h, aux Fraternités du Bon Pasteur (365b, rue au Bois à 1150 Woluwe-St-Pierre).
Nous vous invitons à une
Célébration de la Parole : « Changeons notre regard »

« Célébrer fait référence à des évènements, à des situations précises, mais aussi à tout un univers symbolique. Les rites permettent de cimenter un groupe, de partager un moment de Fête. Ils ne supportent ni improvisation ni laisser-aller. » (CCBF, Fiches dominicales)
Découvrez cette nouvelle expérience…

NOS PROJETS :

  • Les 1er et 2 octobre 2016 : We de rentée de la CCBF à Paris. « Le temps des baptisé-e-s : initiatives d’avenir » avec la présence de Mgr Albert Rouet, Évêque émérite, et Dominique Quinio, présidente des Semaines Sociales.
    Site de la CCBF : www.baptises.fr
  •  Les 4, 5, 6 novembre 2016 : RIVESPERANCE à Namur. « Habiter notre maison commune ». Dans « Laudato si », le Pape souligne l’intime relation entre les pauvres et la fragilité de la planète : « Tout est lié ». Il y aura un atelier BEM.

Amoris laetitia

Conférence du Père Carniaux, 11 mai 2016

(Notes personnelles de Raymond Leleux)

L’exhortation papale Amoris laetitia se résume en 3 mots:

Ecouter – Intégrer – Discerner

Quel programme ! Une pastorale de dialogue, d’accompagnement respectueux.
Pasteurs et laïcs sont partie prenante sans préséance.

  • Oui, la nullité du mariage est facilitée par la prise en compte des déclarations des époux, faisant part égale avec le droit. Ce n’est pas la panacée ni le divorce catholique.
  • L’Eglise a trop condamné, culpabilisant dans le péché ceux qui s’écartaient de la famille idéale. Elle s’est enfermée dans sa tour d’ivoire, hautaine, refusant de voir les réalités des familles d’aujourd’hui. Il s’agit d’une salutaire autocritique et d’un retour à beaucoup d’humilité. Si l’Eglise peut former les consciences, elle ne doit pas s’y substituer.
  • Qu’il n’y ait pas 2 clans, l’un des légalistes, l’autre des laxistes mais une empathie mutuelle. Seule la foi sauve et non la conformité à la loi. La miséricorde est la plénitude de la justice et l’hospitalité  du cœur… savoir pardonner.

Quelques critères de discernement :

  • Tout signe d’amour révèle la présence divine. Le mariage civil, la cohabitation et beaucoup de situations « irrégulières » ne sont pas état de péché mais peuvent être un chemin, par exemple vers le mariage religieux. Bénissons la maison… en fait la famille.
  • Acceptons la « gradualité », non de la loi mais des relais sur la route de l’idéal. La maturation différente pour chacun est à respecter.
  • Le Pape compare l’Eglise à un hôpital de campagne : en premier lieu, veiller à la guérison et non à la conformité à la loi. Celle- ci n’est pas le critère pour recevoir les sacrements.
  • La liturgie du second mariage orthodoxe est très pénitentiaire, culpabilisante à souhait.
  • L’homosexualité n’est plus condamnée mais il n’est pas question d’assimiler au mariage religieux l’union de personnes de même sexe. A l’heure actuelle, le pape ne peut en dire plus : 65 % des pays africains la condamnent par la mort ou la prison. Elle est surreprésentée parmi les clercs catholiques (+/-30%). Actuellement, le sacrement de l’ordre n’est plus administré aux homosexuels.
  • L’importance de la formation globale des prêtres est soulignée notamment pour s’assurer au mieux de leur équilibre psychologique; c’est dire la mission de laïcs qualifiés, de mères et pères de famille. Le prêtre souffre trop souvent d’un vide affectif. Peut-être, le prochain synode abordera-t’il la question du mariage des prêtres.
  • L’Eglise n’est pas une démocratie mais une monarchie cléricale. Pourtant Mgr. Parolin, secrétaire d’état du pape, n’exclut pas que sa fonction puisse un jour être assumée par une femme. Ce n’est pas demain… trop souvent, la femme n’est qu’une travailleuse supervisée. Ouverture au diaconat ?
  • Le respect inconditionnel de la vie n’est pas mis en question. Si l’on songe aux méthodes anticonceptionnelles, à l’avortement, à l’euthanasie, le discernement en conscience primerait sur la conformité à la loi. La morale familiale est parfois tributaire de la morale sociale!

Même si la famille idéale n’existe pas, elle se construit au jour le jour. L’amour est à vivre dans la joie. Le nihilisme n’a pas sa place.